Se former à la kinésiologie ne consiste pas seulement à acquérir quelques techniques de relaxation. Il s’agit d’apprendre une méthode d’accompagnement, de comprendre la logique des protocoles et de développer une posture professionnelle adaptée à chaque personne. En France, l’EKMA — École de Kinésiologie et Méthodes Associées — propose depuis 1980 un parcours consacré à ce métier, avec des écoles à Paris, Nantes et Dijon.
Une école implantée depuis 1980
L’EKMA est présentée comme la première école de kinésiologie fondée en France. Près de quarante années d’expérience lui ont permis de former plus de 1 000 kinésiologues. Ses anciens élèves exercent dans différentes régions françaises, mais aussi dans les DOM-TOM et à l’étranger, notamment en Belgique, au Canada, en Allemagne, en Espagne, en Suisse et au Maroc.
L’établissement accueille chaque année en moyenne plus de 350 nouveaux stagiaires. Entre 60 et 80 participants terminent leur cursus et obtiennent leur diplôme de kinésiologue. Le taux de réussite annoncé atteint 95 % chaque année. À titre d’exemple, 83 kinésiologues se sont installés professionnellement en 2024. Ces données donnent une indication sur le volume de formation et sur l’accompagnement proposé aux personnes qui souhaitent transformer cette orientation en activité.
« La pratique régulière est indispensable pour devenir un kinésiologue compétent. »
Comprendre la kinésiologie enseignée
La kinésiologie s’intéresse aux relations entre le stress, les réactions du corps et les ressources personnelles mobilisables dans une situation donnée. Dans le cadre de l’EKMA, l’enseignement aborde notamment les outils spécifiques de la kinésiologie, le principe d’asservissement ainsi que certaines notions de physiologie du cerveau. L’objectif est de donner aux futurs praticiens des repères structurés pour conduire une séance et utiliser les protocoles avec discernement.
La formation ne se limite donc pas à une présentation théorique de la discipline. Les stagiaires découvrent progressivement la manière de préparer une séance, d’observer les réactions de la personne accompagnée, de choisir un protocole et d’évaluer la pertinence de leur intervention. Cette approche demande de la précision, une écoute attentive et la capacité à respecter les limites de son rôle professionnel.
Un cursus construit à son rythme
L’EKMA recommande une durée moyenne d’au moins 18 mois pour suivre le parcours dans de bonnes conditions. Cette durée peut être organisée avec souplesse, car chaque module est programmé plusieurs fois. Les participants construisent ainsi leur calendrier en fonction de leurs disponibilités personnelles et professionnelles, tout en conservant une progression cohérente.
Cette organisation convient particulièrement aux adultes en reconversion, aux personnes déjà engagées dans les métiers de l’accompagnement et à celles qui doivent concilier formation, emploi ou responsabilités familiales. Elle implique toutefois une réelle régularité : répartir les stages dans le temps ne dispense pas de pratiquer entre les sessions ni de consolider les notions étudiées.
- Des cours et des stages consacrés aux différents outils de la kinésiologie ;
- Une organisation possible à Paris, Nantes ou Dijon ;
- Des modules planifiés plusieurs fois dans l’année ;
- Une place importante accordée à l’entraînement en binôme ;
- Une supervision individuelle dans le cadre d’une situation réelle.
Pour situer l’école, ses implantations et son approche pédagogique, https://www.kinesiologiefr.com/ présente le cadre général dans lequel s’inscrivent les parcours proposés par l’EKMA.
La pratique au centre de l’apprentissage
L’un des choix pédagogiques mis en avant par l’EKMA est la place accordée à la pratique. Au cours de leur formation, les stagiaires pratiquent et reçoivent, en binômes, l’ensemble des protocoles étudiés. Cette alternance permet de comprendre concrètement ce que vit une personne accompagnée, tout en apprenant à adopter une attitude professionnelle pendant une séance.
Cette dimension explique pourquoi l’école exclut l’idée d’une formation de kinésiologie entièrement suivie par correspondance. Les gestes, l’observation, la qualité de l’échange et l’ajustement du protocole nécessitent des exercices encadrés. La présence d’autres stagiaires et de formateurs permet également de corriger les erreurs, de poser des questions et de progresser dans un contexte proche de la pratique future.
Un autre élément important est la supervision par un kinésiologue praticien. Lors d’une séance individuelle, le stagiaire est dirigé et observé afin de se confronter à une situation réelle. Cette mise en situation aide à relier les connaissances acquises en cours aux exigences concrètes d’un rendez-vous : accueil, clarification de la demande, déroulement du protocole, communication et conclusion de la séance.
Devenir kinésiologue : un engagement personnel
Le parcours proposé ne s’adresse pas uniquement aux personnes attirées par une nouvelle profession. L’EKMA souligne l’implication personnelle nécessaire pour devenir kinésiologue. Les exercices pratiques invitent en effet chaque stagiaire à observer ses propres réactions, ses habitudes et sa manière d’entrer en relation avec autrui. Cette démarche peut transformer progressivement la perception de soi et la posture adoptée dans l’accompagnement.
Avant de s’inscrire, il est donc utile d’évaluer plusieurs points :
La disponibilité réelle constitue le premier critère. Même avec un planning flexible, une formation de 18 mois minimum demande du temps pour assister aux sessions, réviser les notions et s’exercer. Il faut également accepter le travail en binôme, les retours des formateurs et la confrontation à des situations parfois déstabilisantes. Enfin, le futur praticien doit réfléchir au cadre de son projet : activité indépendante, complément d’une profession existante ou installation progressive.
Une préparation à l’exercice professionnel
La formation aborde la gestion du stress et les principaux outils de la kinésiologie dans une perspective de préparation au métier. Elle permet d’acquérir une base méthodologique et de développer une pratique encadrée, mais l’installation professionnelle demande aussi une réflexion personnelle sur le statut, le lieu d’exercice, la communication avec les clients et les limites de l’accompagnement proposé.
L’organisation de la profession fait ainsi partie des sujets à considérer au-delà des seuls cours. Un diplôme ne remplace ni l’expérience ni la supervision continue. Le futur kinésiologue doit entretenir ses compétences, rester attentif à la qualité de ses séances et savoir orienter une personne vers un professionnel de santé lorsque sa situation dépasse le champ de la kinésiologie. Cette prudence est essentielle pour exercer de manière responsable.
Choisir son école en connaissance de cause
Les implantations de Paris, Nantes et Dijon permettent à l’EKMA de proposer une organisation adaptée à différents profils géographiques. Les dates, les tarifs, les lieux précis et les informations pratiques sont communiqués dans le cadre du programme de formation. Des journées portes ouvertes et des participations à des salons spécialisés, comme le Salon Zen à Paris ou le Salon Zen et Bio à Nantes, offrent également l’occasion de rencontrer l’équipe et d’échanger sur la discipline.
Une décision éclairée repose enfin sur une comparaison concrète : contenu des modules, place de la pratique, durée, modalités de supervision, rythme des stages et accompagnement vers l’installation. Avec son ancienneté, son réseau d’anciens élèves et son organisation modulable, l’EKMA s’adresse aux personnes qui souhaitent suivre un parcours structuré tout en conservant une certaine souplesse. La réussite du projet dépendra néanmoins de l’investissement régulier du stagiaire et de sa capacité à faire de la pratique un élément central de son apprentissage.
